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Le silence et la colère, Pierre Lemaitre [CRITIQUE]

by Allychachoo
Photo de la couverture du livre Le silence et la colère de Pierre Lemaitre sur une liseuse Kobo

Je vous parlais de Le grand Monde il y a quelques mois, et dès que j’ai eu l’occasion d’enchaîner avec Le silence et la colère je me suis jetée dessus ! Vous connaissez ma passion pour Pierre Lemaitre, cela ne vous étonnera donc pas.

Le silence et la colère : le retour de la famille Pelletier

1952, en France. Les enfants Pelletier sont toujours tous à Paris. Bouboule persévère dans son entreprise de textile, toujours “soutenu” (ou plutôt abattu !) par Geneviève, encore plus acariâtre qu’avant si cela est possible. François travaille toujours comme journaliste au Journal du soir, où sa sœur Hélène est également photographe et aspirante reporter. Une fratrie aux relations toujours complexes. Leurs parents, Louis & Angèle, sont toujours au Liban. Le patriarche s’est entiché d’un jeune joueur de boxe qui compte parmi ses employés. Vous avez la base, à partir de là de nombreux fils sont tirés, rouvrant des portes du passé et posant les bases d’un futur toujours incertain.

Et oui, dans Le silence et la colère, on retrouve notre famille Pelletier, dont nous avions déjà suivi une tranche de vie dans Le grand Monde. J’ai donc été très contente de les retrouver, m’étant vraiment attaché aux personnages. Et surtout ayant furieusement envie de connaître le sort qui pourrait bien leur être réservé… Je n’étais pas du tout certaine, car ce n’est pas le schéma qu’avait choisi l’auteur pour sa précédente trilogie Les enfants du désastre. Mais j’aurais dû me douter que Pierre Lemaitre n’a pas fini de me réserver des surprises…

Le génie de Pierre Lemaitre

J’ai été absolument envoûtée par cette lecture de Le silence et la colère. Et ce qui est fort, c’est que je ne m’en suis pas rendue compte tout de suite. L’emballement pour ce livre est monté petit à petit, au fil de l’avancée des chapitres. Sans que je m’en rende compte. Et j’ai refermé le roman en me disant que c’était l’une des plus belles lectures de ces dernières années, rien que cela. Une émotion aussi grande – bien que différente – que ma lecture d’Au-revoir là-haut. C’est comme si j’avais ouvert les yeux sur tout un pan de la manière dont Pierre Lemaitre crée son œuvre, sur ces thèmes de prédilection et la manière dont il les insère dans ses récits. Brillant.

Forcément j’avais très envie de savoir “la suite”, car il y a une tension réelle sur un sujet bien particulier que je ne vous dévoilerais pas. Mais le récit m’a embarqué tellement plus loin ! C’est ce que j’aime avec Pierre Lemaitre : il ne me propose pas “ce que je veux”, mais il m’emmène bien au-delà. Le reportage d’Hélène à Chevrigny, et le portrait social dressé de ses habitants m’a totalement happé. L’angoisse sourde autour de Colette. L’enthousiasme incompréhensible de Louis pour Lucien et son rêve trop grand pour lui. L’ouverture de Dixie et son regard sur la condition ouvrière féminine, et surtout ce Jean si insaisissable… C’est – comme toujours – brillant, romanesque, étonnant.


Chapeau Pierre Lemaitre. Vous êtes décidément un très très très grand écrivain.

Merci.Merci pour toute votre œuvre, et vraiment merci pour ce très beau Le silence et la colère.

Qui a écrit cet article ?

Le nez dans les bouquins, le cœur dans les musées, les jambes à l'assaut du patrimoine et l'esprit en voyage ! Je partage avec vous mes découvertes culturelles du moment, diverses et variées, sans prise de tête. Éclectisme, je crie ton nom !
Serial blogueuse, retrouvez moi aussi sur mes blogs famille & lifestyle, Famille en chantier et Line&Color

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