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Déboutonner la mode

by Allychachoo
deboutonner la mode

Ça faisait un moment que je n’étais pas allée au musée des arts décoratifs ! Après la mécanique des dessous où on entrevoit l’Histoire à travers les petites culottes, je suis allée découvrir les boutons. Oui, les boutons, c’est l’angle original de l’histoire du costume qui est abordé dans Déboutonner la mode. Quand j’étais gamine, je vouais une passion à la boite à boutons du nécessaire à couture de ma grand-mère, donc forcément j’avais envie de voir cette expo 😉

François Hugo, boutons, années 1940 © Les Arts Décoratifs, Paris / Patrick Gries

François Hugo, boutons, années 1940
© Les Arts Décoratifs, Paris / Patrick Gries

 

Déboutonner la mode, avant d’être une exposition, c’est une collection. Une collection de foufou hein, plus de 3000 boutons quand même. Elle a d’ailleurs reçu le statut d’œuvre d’intérêt patrimonial majeur par la Commission consultative des Trésors Nationaux (rien que ça) (m’étonnerait que ça arrive à ma collection de vernis à ongles ça) (je n’en ai pas 3000 non plus hein). Je dois dire que quand nous sommes en face du mur rassemblant les 792 boutons sculptés d’Henri Hamm, ça en jette.

1. Fin du XVIIIème siècle, Cire sur porcelaine et strass 2. Vers 1950, perles de verre 3. Vers 1900, perles de verre © Les Arts Décoratifs, Paris /  Jean Tholance / Patrrick Gries

1. Fin du XVIIIe siècle, Cire sur porcelaine, strass / 2. Vers 1950, perles de verre
3. Vers 1900, métal ciselé, verre, strass
© Les Arts Décoratifs, Paris / Jean Tholance / Patrrick Gries

1. Vers 1952, soie peinte 2. Vers 1950, gripoix 3. Sonia Delaunay, vers 1925, marqueterie © Les Arts Décoratifs, Paris /  Jean Tholance / Patrrick Gries

1. Vers 1952, soie peinte / 2. Vers 1950, gripoix / 3. Sonia Delaunay, vers 1925, marqueterie
© Les Arts Décoratifs, Paris / Jean Tholance / Patrrick Gries

Comme souvent dans ce genre d’expositions de pièces “banales” (entre guillemets le banal, car certains de ces boutons sont des chefs-d’œuvre !), ce qui est très intéressant c’est la technique. J’ai notamment beaucoup aimé la vitrine qui présente des boutons en céramique, en perle, en raphia, en cuir, en fourrure, en corne, en Compiègné, en camée, en nacre, en verre, en métaux divers et variés, en paille… Mais mon grand coup de cœur, ça a été une parure de boutons en grisaille sur ivoire, cuivre et verre, daté de la fin du XVIIIème siècle.

Planche de boutons, manufacture de Briare, fin XIXe - début XXe siècle © Les Arts Décoratifs, Paris / Patrick Gries

Planche de boutons, manufacture de Briare, fin XIXe – début XXe siècle
© Les Arts Décoratifs, Paris / Patrick Gries

Déboutonner la mode bouton fragonard

Attribué à Fragonard, fin du XVIIIe siècle
Miniature sur ivoire et cadre en verre églomisé
© Les Arts Décoratifs, Paris / Jean Tholance

Bien sûr, qui dit boutons dit vêtements ! L’exposition s’ouvre d’ailleurs sur un mur de peintures et de photos de vêtements qui fait la part belle à ces petits. J’ai bien aimé le portrait du comte Christophe Urbanowski d’Anton Graff, avec ses énormes boutons décoratifs qui ressemblent à des mécanismes d’horloge. La seconde moitié de l’exposition fait d’ailleurs la part belle aux vêtements, avec des pièces de grands couturiers. J’ai notamment flashé sur un ensemble pantalon de Schiaparelli, qui a été porté par Marlene Dietrich.

Portrait du comte Christophe Urbanowski, Anton Graff

Portrait du comte Christophe Urbanowski, Anton Graff

Maison Anny Linker, costume tailleur, 1912 © Studio Talbot / Les Arts Décoratifs, Paris

Maison Anny Linker, costume tailleur, 1912
© Studio Talbot / Les Arts Décoratifs, Paris

Courrèges, collection Couture Future, printemps été 1970 © photo Patrick Sauteret

Courrèges, collection Couture Future, printemps été 1970
© photo Patrick Sauteret

Bon, je dois dire, j’ai trouvé le propos un peu moins bien emmené que pour La mécanique des dessous. Ça reste une exposition très sympa, avec des pièces à voir qu’on n’a pas l’habitude de croiser partout, mais je pense que j’ai moins retenu de choses du parcours. Déboutonner la mode dure jusqu’au 19 juillet, vous me direz ce que vous en pensez si jamais vous aller compter les boutons au musée des arts décoratifs.

Déboutonner la mode
Les arts décoratifs – 107, rue de Rivoli – 75001 Paris

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Le nez dans les bouquins, le cœur dans les musées, les jambes à l'assaut du patrimoine et l'esprit en voyage ! Je partage avec vous mes découvertes culturelles du moment, diverses et variées, sans prise de tête. Éclectisme, je crie ton nom !
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