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Monstres : l’histoire d’Ed Gein ou le tueur de nos cauchemars

by Allychachoo

Il y a des séries qui ne se contentent pas de raconter une histoire, elles s’insinuent sous votre peau pour ne plus vous lâcher… Avec cette troisième saison de Monstres : l’histoire d’Ed Gein, Ian Brennan et Ryan Murphy s’attaquent à la source originelle de nos pires cauchemars cinématographiques.

Ed Gein : le boucher de Plainfield

Nouvelle saison, nouveau tueur. Après le choc Dahmer et la tension judiciaire de l’histoire des frères Menendez, l’anthologie Monstres revient avec un sujet encore plus sombre. Si , c’est possible… Direction le Wisconsin des années 50, dans la ferme isolée d’Ed Gein. A la mort de sa mère, une femme à la piété étouffante, ce fils dévoué bascule dans une folie macabre. Il se livre à des exhumations de corps et à des meurtres pour transformer sa masure délabrée en un véritable musée des horreurs.

La série nous plonge dans l’intimité de ce tueur surnommé le “boucher de Plainfield », un homme que tout le monde croyait inoffensif.  C’est le portrait d’un esprit fragmenté, coincé entre une éducation puritaine radicale et des pulsions que la raison ne peut plus contenir. Dans une atmosphère rurale paradoxalement suffocante, Ryan Murphy ne se contente pas de retracer le fait divers. Il montre en quoi ce personnage a donné naissance aux pires monstres de notre imaginaire commun…

Une fascination dérangeante au-delà du réel

Je dois vous l’avouer : j’ai ressenti une fascination dérangeante pour cette troisième saison, puissance dix. On est ici sur un sujet très gênant, très dur à regarder alors qu’on est en même temps accroché. Ce qui m’a littéralement scotchée, c’est de découvrir à quel point cet homme, Ed Gein, a façonné la pop culture sans que je le sache. Apprendre que les personnages de Psychose, de Massacre à la tronçonneuse ou du Silence des Agneaux sont tous nés d’une forme de réinterprétation de cette histoire (vraie !) d’Ed Gein, c’est un choc. On réalise que l’horreur que l’on pensait purement fictionnelle puise sa racine dans une réalité rurale américaine absolument sordide.

Un univers habité

> Charlie Hunnam, un acteur transformé

Charlie Hunnam (oui oui, l’acteur de Sons of Anarchy) est absolument incroyable dans ce rôle. Il campe un Ed Gein tranquille mais d’une fragilité terrifiante. On oublie l’acteur pour ne voir que ce fils dévoué et dévoyé. Sa performance est d’autant plus marquante qu’elle s’inscrit dans une mise en scène étrange et parfois grandiloquente. Typique de l’esthétique de Murphy, me direz-vous, c’est vrai. Mais ici, elle prend une dimension toute particulière.

> Entre perspectives, folie et réalité

La structure de la série m’a emmenée là où je ne pensais pas. Nous ne sommes pas sur un récit linéaire classique. Les allers-retours temporels incessants et les mises en abyme oniriques nous plongent directement dans le psychisme dérangé de Gein. Mais aussi dans son “héritage”. C’est étonnant, car cela nous fait perdre nos repères plusieurs fois. Un peu comme lui perdait les siens. Si il est parfois difficile de naviguer entre les références, cela donne un rythme fou à l’intégralité de la série.


Une saison éprouvante mais magistrale qui redéfinit l’origine de nos peurs !Et vous, étiez-vous au courant que vos films d’horreur préférés devaient tout à Ed Gein ? Vous avez vu cette saison de Monstres : l’histoire d’Ed Gein ?

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Le nez dans les bouquins, le cœur dans les musées, les jambes à l'assaut du patrimoine et l'esprit en voyage ! Je partage avec vous mes découvertes culturelles du moment, diverses et variées, sans prise de tête. Éclectisme, je crie ton nom !
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