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Le si joli Paris de Dufy

by Allychachoo
Le Paris de Raoul Dufy exposition avis critique

L’expo Le Paris de Dufy, tout un programme ! A la recherche d’expositions à aller voir lors de mon séjour parisien (aka mon marathon d’expo), je savais que celle-ci serait un incontournable dès que j’ai aperçu son titre. J’ai eu aussi l’occasion de découvrir le musée de Montmartre dans lequel je n’avais encore jamais mis les pieds.

Le Paris de Raoul Dufy paravent de Paris
Le paravent de Paris

Raoul Dufy, un génie protéiforme

Le Paris de Dufy s’organise en 10 espaces qui permettent d’admirer toute l’étendue du génie de Raoul Dufy. On début par l’arrivée à Paris de ce Normand du Havre, et son travail dans son atelier aux murs bleus de l’impasse Guelma. Place ensuite à son travail original sur les livres illustrés, qui m’a beaucoup plu (incroyable Mon docteur le vin !). La quatrième salle est elle consacrée aux nus de l’artiste. Ensuite, découverte incroyable de son travail sur le tissu d’ameublement avec la manufacture de Beauvais pour son Salon de Paris.

expo Le Paris de Dufy avis critique

La suite de l’exposition fait la part belle aux paysages et jardins. Vient ensuite la série de 10 lithographies sur son œuvre majeure, La fée électricité. Son travail sur le textile est également visible sur une section dédiée à la mode, notamment sa collaboration avec le célèbre créateur Paul Poiret. L’avant-dernière section est consacrée à ses dessins, et l’exposition Le Paris de Dufy s’achève en apothéose avec deux tapisseries majeures présentant des sublimes panoramas de Paris.

La magie de la couleur

C’est sûrement un poncif que de dire que Raoul Dufy est un magicien de la couleur, mais que voulez-vous ? J’avais beau le savoir, j’avais beau avoir déjà vu certaines de ses œuvres… Être plongée au cœur d’une exposition monographique est une autre histoire ! Le Paris de Dufy a ravi mes pupilles et mon cœur.

C’est là que j’ai surpris le secret de Raoul Dufy. Il ne travaillait pas, il s’amusait. Il chassait les couleurs comme d’autres chassent les papillons

Roland Dorgeles, Catalogue Dufy, Galerie Louis Carré, 1953
lithographie La fée électricité
La fée électricité (détail d’une lithographie)

Les couleurs éclatantes et les nuances qu’il a travaillé sont d’une vivacité folle. Les bleu-vert tendres de Le moulin de la Galette, les rouges et roses vifs de Trente ans ou la vie en rose, le camaïeu si décoratif du Paravent de Paris, l’explosion de mauve un peu acide de Les invalides et le palais Bourbon, le vert gazon vibrant de Nogent, pont rose et chemin de fer… Mais il n’y a pas que ça ! Certaines de ses œuvres travaillées à l’encre de Chine, comme Le corbillard, sont la preuve vivante qu’il sait aussi manier le contraste noir&blanc comme personne.


Vous l’avez compris, j’ai été éblouie du début à la fin par cette exposition.

Vous n’avez que jusqu’au 2 janvier pour aller admirer l’exposition Le Paris de Dufy au musée de Montmartre !

Le Paris de Dufy Nu debout aux tableaux Raoul Dufy
Nu Debout aux tableaux
Le corbillard, Raoul Dufy
Le corbillard

Qui a écrit cet article ?

Le nez dans les bouquins, le cœur dans les musées, les jambes à l'assaut du patrimoine et l'esprit en voyage ! Je partage avec vous mes découvertes culturelles du moment, diverses et variées, sans prise de tête. Éclectisme, je crie ton nom !
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