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Bye-bye The Boys

by Allychachoo

La série The Boys vient de rendre son verdict. Après 5 saisons à suivre les aventures de Butcher et sa bande, nous voici arrivés au terme d’une épopée qui, j’en suis sûr, va marquer les annales des séries télévisées  !


The Boys : bienvenue dans l’univers des sup’ !

Pour ceux qui n’auraient pas suivi, The Boys, c’est une série de super-héros. Mais oubliez bien vite les valeurs morales… Loin des capes immaculées, nous suivons une caste de psychopathes narcissiques au service de Vought, une corporation tout-puissante qui commercialise l’héroïsme à des fins purement mercantiles. Face à eux, une équipe de justiciers « sans super-pouvoirs », menés par le pas très agréable Butcher, tente de mettre au jour la corruption et les crimes commis par ces idoles déchues.


Pour créer cet univers, c’est Eric Kripke qui est aux manettes (oui, celui-là même à l’origine de l’une de mes séries préférées de tous les temps, Supernatural). Ce projet est une adaptation des comics cultes créés par Garth Ennis et Darick Robertson. Si la série a su trouver sa propre identité visuelle et narrative, elle puise toute sa force dans le matériau d’origine, respectant cet ADN de satire sociale déchainée, où l’ultra violence est omniprésente.


Une série phénoménale

J’ai été scotchée par The Boys dès mon premier visionnage. Scotchée. L’univers est absolument DINGUE, ultra-construit, très travaillé, vraiment total.

Un « too much » qui donne du relief

Vous avez sûrement entendu parler du côté « too much » de la série, qui fait souvent débat : sexe, violence, vulgarité… Tout le temps, tout le temps, tout le temps. Mais. Mais ! Dans The Boys, je trouve que c’est une utilisation vraiment justifiée. Ce n’est pas que le gore qu’on recherche pour le simple plaisir visuel, mais un vrai miroir grossissant sur la réalité d’un monde qu’on dénonce. Eric Kripke série utilise ces excès comme des outils narratifs pour mieux souligner les dérives et la laideur des systèmes qu’elle met en scène. Une critique plus que cynique et cinglante de la société américaine !

Antony Starr, le rôle d’une vie

Et surtout, on ne peut pas évoquer cette série sans parler de la performance PHÉNOMÉNALE d’Antony Starr. Il livre une interprétation de Homelander qui va marquer la pop culture, c’est vraiment le rôle d’une vie. Il insuffle une terreur et une fragilité à ce personnage qui dépassent tout ce qu’on a pu voir ailleurs, rendant chaque apparition du Protecteur absolument hypnotique et glaçante. Quel vilain. On le gardera dans nos mémoires !


La saison 5 de The Boys : mon avis mitigé…

Arrivée au terme de cette ultime saison, je suis restée quand même un peu sur ma faim je l’avoue.


Un fil conducteur peu clair

J’ai eu du mal à comprendre la dynamique des Boys, encore. On reste très à la surface de ce qui les anime. Et puis bon, Huguie, Stella, pfff… Enfin, il y a la question du spin-off Gen V, qui a été récemment annulé. Les personnages viennent faire une apparition riquiqui et ridicule, tout ça pour ça… Bon, et puis bien entendu, j’aurais voulu encore plus de temps d’écran de Soldier Boy ! Au-delà du fangirling, j’aurais aimé que sa relation complexe avec Homelander soit encore plus exploitée. Il y avait à faire encore.


Toujours des beaux moments

Mais enfin, certains éléments restent d’une pertinence rare. La question de l’instrumentalisation et le dévoiement des religions par une minorité qui ne cherche que son profit, c’est quand même brillant. Les interrogations du personnage de Frirecracker par exemple, j’ai vraiment bien aimé. Et puis cette vision du monde éclatée au sol d’un Homelander qui n’en peut plus de crever de sa solitude… Et puis bon, comment ne pas aimer le moment fanservice de la réunion des acteurs de Supernatural dans l’épisode 5 ? C’était bien trop court, mais j’ai surkiffé.

Un final en demi-teinte

Quant au final, je m’attendais à quelque chose de bien plus épique et incroyable. Même si bon, vu le niveau de la saison avant qui n’avait pas fait monter la tension tant que ça, je me doutais déjà qu’on ne serait pas en mode “affrontement final”. D’ailleurs, à la moitié de l’épisode, je me suis demandée où on allait, car bon… quand même…

Mais je dois avouer que ce final qui n’est pas en apothéose est aussi en adéquation avec l’idée d’un monde qui n’a pas de sauveur en tant que tel. Et ça, je suis ok. Car au final, c’est aussi ce qu’a développé Eric Kripke pendant 5 saisons : l’idée que les super-héros ne sont pas si super. Et que la “morale” est bien souvent un argument de façade. Et puis bon, une fois encore… Antony Starr dans sa dernière scène… Iconique. Vraiment.


Malgré cette relative déception de la dernière saison, je recommande à 100 % cette série The Boys.

Et maintenant ? J’attends avec une impatience énorme le préquel Vought Rising, avec Jensen Ackles bien entendu !


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