The Barnes (ou The Barnes Foundation) est probablement l’un des musées où l’on comprend le mieux qu’une collection peut être une œuvre d’art en elle-même. Albert C. Barnes (à qui la fondation doit son nom) ne s’est pas contenté d’accumuler des tableaux : il les a organisés selon ses propres principes, en créant des ensembles où Renoir, Cézanne, Matisse ou Picasso peuvent se retrouver côte à côte avec des objets décoratifs, des meubles ou des œuvres venues d’autres cultures. Une approche totalement éclectique et un effet d’accumulation qui ne pouvaient que susciter ma curiosité, vous en conviendrez.
Cette disposition, héritée de la pensée de Barnes, demeure au cœur de l’expérience. Ici, les œuvres ne sont pas simplement alignées : elles doivent être regardées les unes par rapport aux autres. Le résultat est parfois déroutant, souvent fascinant. Barnes possédait notamment l’une des plus extraordinaires et des plus grandes collections de Renoir et de Cézanne au monde. Mais le véritable plaisir du lieu est ailleurs : dans cette invitation à regarder autrement.
Mes œuvres préférées de la fondation The Barnes
Les Picasso
Les Modigliani
Renoir, Cézanne & le Douanier Rousseau
C’est la première fois que je visite un musée sans aucun carton. Et je dois le dire, ils m’ont manqué. The Barnes a pris le parti de tout dématérialiser… Ainsi, si vous voulez avoir des informations sur les tableaux (ne serait-ce que les titres, les noms des artistes ou les dates), il vous faut scanner les toiles avec votre smartphone. En ce qui me concerne, je n’adhère pas du tout à cette modernisation de la visite…
Bref, The Barnes n’est sans doute pas la collection que j’ai préférée lors de mon séjour à Philadelphie, mais si vous êtes fans des artistes cités, vous trouverez certainement votre bonheur en déambulant entre tous ces chefs-d’œuvre des XIXe et XXe siècles.






