Le mois de novembre 2026 s’annonce particulièrement riche sur le plan culturel. Entre les pièces de théâtre, les concerts et les spectacles d’humour, impossible que vous ne trouviez pas chaussure à votre pied. Voici notre sélection des événements à voir ce mois-ci. À vos agendas… Prêts ? Partez !
Pour Britney, d’après Louise Chennevière par Lucie Roth
Louise Chennevière détricote les trajectoires de Britney Spears et de l’autrice québécoise Nelly Arcan, qu’elle croise avec la sienne et celles d’autres femmes afin d’y dépeindre les attentes, les injonctions et les fantasmes projetés par la société sur les petites filles, les adolescentes et, plus généralement, les femmes. Elle met ainsi en lumière la construction d’un idéal féminin inaccessible qui leur est sans cesse imposé. Cette adaptation à la scène est un croisement entre la conférence, le témoignage, le stand-up et la performance, au milieu d’un musée de souvenirs et de pièces à conviction. Les frontières s’effacent, la comédienne porte ce texte en son nom et en fait une autofiction intime, politique et universelle.
Du 3 au 5 novembre au Théâtre du Pavé
Une famille pyrénéenne, de Nans Laborde-Jourdàa
Nans Laborde-Jourdàa a grandi dans le Béarn. Dans ses souvenirs, les traditions de sa jeunesse se mêlent au désir de liberté qu’il projette vers l’Espagne, à deux pas de chez lui. Son imaginaire trouve écho dans la flamboyance du cinéma d’Almodóvar, dont l’artiste nourrit sa propre écriture. Entre théâtre, chant, danse et performance, la pièce suit les derniers jours d’une famille dans un appartement d’une petite ville pyrénéenne : une mère de famille, femme de ménage qui a passé sa vie à s’oublier, ses deux enfants tout juste majeurs, la grand-mère et la voisine de palier, libre de vivre sa vie comme elle l’entend. Jouée par des interprètes de tous horizons, Une famille pyrénéenne dresse tendrement le portrait de celles et ceux dont l’existence reste souvent invisible aux yeux du monde.
Du 3 au 5 novembre au Théâtre Garonne
Œdipe / Antigone, d’après Sophocle par Stéphane Braunschweig
Stéphane Braunschweig revient au Théâtre de la Cité et adapte Œdipe Roi, Œdipe à Colonne et Antigone de Sophocle (comme Mouawad avant lui en 2015). Il s’intéresse à la question du pouvoir et à sa démesure quand il se mue en tyrannie. Se découvrant auteur des pires crimes et responsable des malheurs de son peuple, Œdipe, roi de Thèbes, se crève les yeux et s’exile. À travers lui, la tragédie expose, non seulement la malédiction d’une lignée, mais aussi l’échec d’un héros qui croyait à tort résoudre tous les problèmes par son intelligence. Au sein de la violence, seules Antigone et Ismène, filles et soeurs d’Œdipe résistent aux attraits du pouvoir qui rend fou, affirmant chacune à sa manière face au destin qui les accable un courage et une humanité inébranlables.
Du 3 au 6 novembre au Théâtre de la Cité
Renan Luce
Repenti a vingt ans, c’était mon premier album. Ses treize chansons ont mené leur vie et sont maintenant de vieilles amies à qui je rends visite de temps en temps.
Mais vingt ans ce n’est pas rien, cela mérite de vraies retrouvailles où l’on se serre dans les bras, où l’on s’amuse de ce que l’on est devenu. On y pointera le petit coup de vieux qu’on a pris ici, l’affection que l’on garde là…
Surtout, ce sont des personnages qu’il me tarde de retrouver, des petits court-métrages à faire revivre. Treize chansons que je rejouerai sur scène, dans l’ordre du disque, durant vingt concerts, en quête de celui que j’étais en 2006. Je ne crois pas m’être trop trahi, mais suis prêt à me repentir de nouveau.
Renan Luce
Le 5 novembre à Interférence (Balma)
Noces de Sang, de Federico García Lorca par l’Atelier de la Gare
Dans le cadre des Théâtrales de Verfeil, l’Atelier de la Gare rejoue Noces de sang, tragédie de la passion et de la fatalité. Le jour d’un mariage, un amour ancien et interdit ressurgit et entraîne les personnages vers une nuit de fuite et de mort. Mais chez Lorca, le désir se heurte à l’honneur, et la violence des normes sociales conduit à l’irréparable. Cette pièce associe la mise en scène à un travail chorégraphique, qui fait du chœur et des corps un véritable moteur dramatique.
Le 8 novembre au Centre Culturel En Solomiac (Verfeil)
Le Silence, d’après Michelangelo Antonioni par Lorraine de Sagazan
Après nous avoir subjugués avec Léviathan, Lorraine de Sagazan relève le défi de créer un spectacle sans paroles afin d’explorer en quoi le théâtre peut être le lieu d’expression de l’état intérieur de personnages. Elle ne propose pas ici l’adaptation d’un scénario d’Antonioni, mais une pièce originale inspirée de sa démarche artistique, jusqu’à ses nouvelles et scenarii non réalisés. Le Silence agrège des thèmes chers au cinéaste, tels que la disparition, la déréliction des sentiments et l’instabilité de la perception.
Du 3 au 13 novembre au Théâtre de la Cité
Thomas VDB, en rodage
Je suis né en 1977. J’aime considérablement jouer avec les chiens (de toutes sortes, mais à choisir le préfère les labradors, les cockers et les beaux bouviers bernois). Je n’ai pas mon permis de conduire. J’ai assez peur de l’autoroute. J’ai une espèce de 6e sens qui me permet de discerner très vite les personnes qui votent à gauche et celles qui votent à droite. Doté de nombreuses ressources, j’aime également le vin rouge.
Thomas VDB
Avec son regard décalé sur le monde qui nous entoure et son humour incomparable, vous passerez assurément un très bon moment.
Le 13 novembre à l’Aria (Cornebarrieu)
Bigflo et Oli
Doit-on encore présenter le fameux duo toulousain, dont on a si souvent parlé sur Culture déconfiture ? Avec leur album Karma, les revoici sur la scène du Zénith avec leurs plus grands tubes.
Du 14 au 15 novembre au Zénith de Toulouse
Calentamiento, de Rocío Molina
Calentamiento est une combustion lente. Sueur, respiration, fête, absence, amour et surtout apaisement en constatant que la fatigue peut être un état de plaisir. Et que, lorsque le corps s’embrase, une force puissante et tellurique remonte depuis l’obscurité de mon corps et du sol, et m’accroche de toutes ses forces à la terre pour pouvoir décoller.
Du 17 au 20 novembre au Théâtre de la Cité
Peter Grimes, de Benjamin Britten par David Alden
Sur la côte Est de l’Angleterre, le pêcheur Peter Grimes vit en marge du Borough. Son apprenti vient de mourir en mer : accident, dit le juge ; crime, murmure la foule. Seule Ellen Orford, l’institutrice, croit encore en lui. Mais quand Grimes prend un nouvel apprenti, le soupçon renaît, puis la rumeur, puis la meute. Entre ciel de tempête et houle des consciences, un homme seul affronte le verdict d’une communauté qui a déjà tranché.
Du 20 au 29 novembre à l’Opéra National du Capitole
Legrand enchanteur, Natalie Dessay chante Michel Legrand
Vous connaissez et vous aimez sans doute les chansons de Michel Legrand. Sur la scène emblématique de la Halle aux Grains, Natalie Dessay vient réinterpréter tous les morceaux que vous adorez !
Le 22 novembre à la Halle aux Grains
King Arthur, d’Henry Purcell par l’Orchestre National du Capitole de Toulouse
Dans ce semi-opera de 1691, tandis que le roi mythique et ses compagnons affrontent Saxons et sortilèges pour libérer la Bretagne et délivrer Emmeline, le chant est confié aux esprits et figures allégoriques qui tour à tour tentent, égarent ou célèbrent. Cette version de concert réunit ces intermèdes d’une invention prodigieuse, précédés de la bouleversante Music for the Funeral of Queen Mary (1695), jouée pour la mort de la souveraine – et pour les propres funérailles de Purcell la même année. Hervé Niquet et son Concert Spirituel, compagnons de route du Capitole, promettent une soirée de fastes baroques, entre grandeur épique et charme magique.
Du 24 au 25 novembre au Théâtre du Capitole
Olalaland, de Lionel Dray & Clémence Jeanguillaume
Ils ont fait de la confusion des genres et des frontières une marque de fabrique. Avec Olalaland, à destination des enfants et de leurs parents, Lionel Dray & Clémence Jeanguillaume poursuivent leurs explorations artistiques. L’imaginaire de Madame Olala paraît infini. Et c’est tant mieux, car autour d’elle tout semble pouvoir prendre forme. À la rencontre de la scène, du dessin et de la composition musicale, dans un dispositif pensé comme un terrain d’expérimentation, Olalaland met la technique au service de la poésie. Un conte épique et merveilleux écrit comme un tourbillon d’images, d’illusions, de sons et de couleurs. L’univers BD et la musique se rencontrent dans un grand tohu-bohu absurde et poétique.
Du 25 novembre au 6 décembre au Théâtre Garonne
Alors, qu’irez-vous voir sur les scènes toulousaines en novembre 2026 ?






