Le Museum of Fine Arts de Boston est de ces musées qui donnent immédiatement le vertige. Il ne cherche pas à impressionner par une architecture spectaculaire, mais il semble avoir décidé de raconter une histoire de l’art presque sans limites. Une fois de plus, comme au MET à New-York, la journée entière ne m’a pas suffi pour voir toutes les salles ce que je voulais explorer dans ce musée. Il faut dire que les musées américains ont la très facheuse tendance de fermer extrêmement tôt… Généralement, il faut quitter les lieux à 17h.
Des civilisations anciennes à l’art contemporain, l’Europe à l’Asie, l’Égypte aux États-Unis : les collections du Musée des Beaux-Arts de Boston permettent de voyager à travers les siècles et les continents. Le musée possède également une relation particulière avec la ville de Boston et ses artistes, notamment John Singer Sargent, dont plusieurs œuvres rappellent l’importance de la ville dans l’histoire artistique américaine. Je connaissais un peu ce peintre avant d’aller aux États-Unis, mais les nombreux tableaux que j’ai vus de lui ont confirmé mon admiration pour son travail.
Aujourd’hui encore, le MFA revendique sa double vocation : conserver des chefs-d’œuvre et permettre au public de les comprendre, de les regarder et de les confronter. Comme dans les grands musées encyclopédiques, le danger est évidemment de vouloir tout voir. Il vaut mieux accepter de se perdre. Une salle mène à une autre, une époque répond à une autre, et l’on finit par oublier ce que l’on était venu chercher.
Comme dans mes articles précédents consacrés aux musées américains, voici un échantillon des œuvres que j’ai préférées (sans forcément vous présenter les masterpieces les plus connues).
Vincent Van Gogh, Postman Joseph Moulin, 1888
Jackson Pollock, Number 10, 1949
Doron Langberg, Merge, 2023
Claudio Bravo, Portrait of Mr. Couchez, 1978
Les antiquités
Drinking horn (rhyton) in form of a mounted Amazon, Greek (about 440 BCE)
Polyphemos, Greek or Roman (about 150 BC or later)
Les Natures mortes
C’est Charlotte qui, au fil des ans, m’a appris à aimer les natures mortes. Et dans les musées américains, il y en a à foison. Je dois dire que j’ai enfin compris ce que ce genre pouvait avoir de fascinant. On peut rester des heures à contempler chaque détail. En voici quelques unes que j’ai adorées à Boston.
Willem Heda, Still Life with Glasses and Tobacco, 1633
Pieter Claesz, Still Life with Glasses and Smoking Implements, 1638
Osias Beert, Still Life with Oysters, Cookies, and Comfits, about 1610
D’autres tableaux qui m’ont fasciné…
Stan Natchez, Guernica to Wounded Knee, 2012
Edward Hopper, Room in Brooklyn, 1932
William Merritt Chase, Reflections, about 1892
Quelques toiles du fabuleux John Singer Sargent
John Singer Sargent, Mrs. Fiske Warren (Gretchen Osgood) and Her Daughter Rachel, 1903
John Singer Sargent, Mrs. Charles E. Inches (Louise Pomeroy), 1887
De ces nombreuses merveilles, lesquelles vous touchent le plus ? Les natures mortes ? Les antiquités ? Les toiles connues ? ou les merveilles de John Singer Sargent ?














