Dans une ville qui compte suffisamment de musées pour donner le vertige, il est parfois passionnant de pousser une porte que les touristes franchissent beaucoup moins spontanément : celle d’une galerie. D’autant plus si vous voulez faire quelques économies, car contrairement aux musées, les galeries sont souvent gratuites mais exposent tout autant de chefs-d’œuvre. J’en veux pour exemple la Galerie Helly Nahmad, installée au 975 Madison Avenue. Elle appartient à cet univers très particulier des marchands d’art new-yorkais. Ici, pas de parcours imposé, pas de plan distribué à l’entrée, pas de succession de salles conçue pour raconter l’histoire de l’art au grand public. On vient voir une exposition, quelques artistes, quelques œuvres, souvent dans une atmosphère beaucoup plus intime.
C’est aussi une autre manière de comprendre New York : derrière les mastodontes que sont le MoMA, le MET ou le Guggenheim existe tout un réseau de galeries qui participe activement à la vie artistique de la ville. La Helly Nahmad Gallery permet ainsi de quitter un instant le musée encyclopédique pour entrer dans le monde plus feutré du marché de l’art. Une expérience forcément différente, et justement intéressante pour cela.
Quelques œuvres que j’ai aimées dans la galerie Helly Nahmad
Pablo Picasso, Tête d’homme au béret (1971)
Marc Chagall, La parade au village (1964)
Pierre-Auguste Renoir, Enfant assis en robe bleue ou Portrait d’Edmond Renoir Jr., 1889
Max Ernst, La belle saison, 1925
Joan Miró, Oiseau éveillé par le cri de l’azur s’envolant sur la plaine qui respire, 1968
La galerie expose aussi des œuvres d’autres artistes prestigieux, comme des mobiles d’Alexander Calder (Red Stalk, 1955), des peintures de Dalí (Chevaliers en parade, 1942), Fernand Léger (Composition à l’escalier, 1925) ou Wassily Kandinsky (Ténèbres, 1943).
Alors la prochaine fois que vous vous rendez dans une ville, faites-moi plaisir : ne visitez pas que les musées, rendez aussi visite aux galeries d’art.




