Home À lire Décembre 2021, le bilan culturel

Décembre 2021, le bilan culturel

by Julien
Spiderman

Quelle fin d’année, mes aïeux ! Certes, le premier semestre 2021 a été très morose sur le plan culturel… mais on s’est bien rattrapé sur la fin de l’année et notamment en décembre ! Avec 6 spectacles au programme, on peut dire que c’est une fin d’année sur les chapeaux de roue. Certes, le compteur aurait pu s’élever à 9 si trois spectacles n’avaient pas été annulés pour cause de Covid, mais ça reste quand même un beau bilan culturel ! On commence par faire le point sur les séances cinéma, puis on parle des spectacles et enfin on fera le point sur les lectures qui ont rythmé le mois de décembre.

cinema

Montagne en scène – Winter 2021

Le mois de décembre a commencé sous la neige avec un formidable festival de courts-métrages sur le thème de la montagne et des sports d’hiver. Avec les meilleurs athlètes mondiaux, on a descendu des lignes à rendre totalement dingue, des Alpes au Pakistan.

Montagne en scene winter 2021

Je ne suis pas un grand sportif, mais ces films m’ont clairement donné envie de remonter sur des skis et de partir à l’aventure dans les somptueux décors montagneux ! Si le festival Montagne en scène passe par chez vous, n’hésitez pas à aller assister à ces projections qui vont vous mettre des étoiles dans les yeux !

House of Gucci, de Ridley Scott

Casting cinq étoiles pour raconter la chute de la Maison Gucci et sa résurrection. Dans ce film beaucoup trop long, Lady Gaga et Adam Driver donnent la réplique à Al Pacino qui n’en finit pas d’être au sommet de son art. Méconnaissable, Jared Leto fait son petit numéro de cabotinage qui, même s’il est toujours too much, force l’admiration.

house of gucci ridley scott

Je me suis un peu ennuyé pendant ce film auquel j’aurais retranché volontiers une heure, mais Ridley Scott connait son métier et signe une fois de plus un métrage totalement maîtrisé.

Madres paralelas, de Pedro Almodóvar

L’enfant terrible du cinéma espagnol est de retour avec une double histoire sur la filiation. Il y a d’abord la maternité de Janis (Penélope Cruz) qui vient d’avoir un enfant et traverse cette expérience avec Ana, qui a accouché en même temps qu’elle. Et puis il y a une quête mémorielle sur le grand-père de Janis, assassiné pendant la Guerre d’Espagne, dont elle veut retrouver le corps afin de lui donner la sépulture nécessaire pour refermer les blessures du passé.

Penélope Cruz madres paralelas almodovar

On retrouve dans ce film la patte si caractéristique d’Almodóvar, et pourtant il continue d’inventer de nouvelles histoires qui nous bouleversent !

Illusions perdues, de Xavier Giannoli

Impossible d’adapter fidèlement une œuvre aussi imposante que les Illusions perdues de Balzac. Giannoli a su faire les coupes nécessaires pour transposer ce récit à l’écran avec un brio incroyable. L’histoire de Lucien de Rubempré produit un écho saisissant avec l’époque contemporaine dans sa critique des médias et les forces de la finance.

illusions perdues
Illusions perdues – Benjamin VOISIN – Salomé DEWAELS – André MARCON – Xavier DOLAN – Cécile DE FRANCE

Le casting est vraiment parfait pour redonner vie à ce Paris du dix-neuvième siècle, sans pour autant verser dans la reconstitution factice façon musée Grévin. Enfin un film qui donne envie de replonger dans les grands-classiques de la littérature française !

Spider-Man : No Way Home, de Jon Watts

C’est la première fois que je vais au cinéma voir un film Marvel. Il était temps ! Je ne sais pas pourquoi, mais ce Spider-Man m’intriguait… C’est le troisième opus avec Tom Holland dans le rôle de l’Homme-Araignée et le huitième film consacré à ce personnage (il y en a eu trois avant avec Tobey Maguire dans les années 2000, et deux dans les années 2010 avec Andrew Garfield). Dans cet ultime épisode, la véritable identité de Peter Parker est révélée au grand jour et sa vie (ainsi que celle de ses proches) devient un véritable enfer. Afin d’en finir avec cette frénésie médiatique, Peter Parker va consulter le Docteur Strange et lui demande de lancer un sort qui fera oublier à tout le monde sa véritable identité… oui mais il y a un mais… Le sort est un échec et a attiré sur la Terre tous les ennemis de Spider-Man venu de tous les univers. L’Homme-Araignée est donc confronté cette fois à tous les ennemis qu’il a affronté dans les films précédents : Octopus (Alfred Molina), le Bouffon Vert (Willem Dafoe), le Lézard (Rhys Ifans), Electro (Jamie Foxx) et l’Homme-Sable (Thomas Haden Church). La rencontre est épique !

No Way Home est franchement un grand spectacle, mais 2h40 pour raconter une histoire de personnages génétiquement modifiés (qui a été mordu par une araignée, qui est tombé dans un réacteur à particules, qui a plongé dans un bassin d’anguilles, etc.) c’est un peu long… Mais au moins, on peut dire qu’on en a pour son argent. Le public était très réceptif à l’humour de cet épisode et a adhéré à tous les effets de surprise. En effet, il est rare de nos jours d’entendre des applaudissements en plein film lorsqu’on va au cinéma. Avec No Way Home, la situation s’est produite deux fois !

Bref, si ce ne sont ni le film ni le scénario du siècle, on peut quand même dire que Marvel sait raconter des histoires sympa et tenir ses promesses.

Enfin, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, il faut rester jusqu’à la fin des génériques : il y a deux scènes post-générique cachées, juste ce qu’il faut pour vous donner envie de revenir très vite !

Matrix Resurrections, de Lana Wachowski

Thomas Anderson est un concepteur de jeux vidéos mondialement connu. Après avoir révolutionné l’univers des jeux avec une trilogie intitulée Matrix, sa maison d’édition lui demander de plancher sur un nouvel opus, un Matrix IV. Mais Thomas confond de plus en plus la réalité avec le jeu et a besoin de consulter régulièrement un psychologue afin de ne pas vriller complètement.

Pourquoi y a-t-il autant d’éléments familiers entre sa réalité et la fiction ? Et d’où vient cette obsession pour Tiffany, la mère de famille qu’il croise régulièrement au café, à qui il n’a jamais parlé mais qui ressemble pourtant comme deux gouttes d’eau à l’héroïne de son jeu, Trinity ?

Vous l’avez compris, ce Matrix Resurrections est un sacré fourbi qui recycle beaucoup de motifs de la trilogie initiale. Je n’ai pas compris grand chose, mais certaines scènes d’actions sont vraiment belles, et finalement c’est bien cela l’ADN de Matrix.

spectacle

À sa guitare, par Philippe Jaroussky et Thibaut Garcia

Cela faisait longtemps que je voulais entendre le contre-ténor Philippe Jaroussky en concert. Mon rêve s’est réalisé cette année, avec en prime la découverte d’un jeune virtuose de la guitare, Thibaut Garcia – Toulousain de surcroît (ce qui n’est pas sa moindre qualité).

Jaroussky Thibaut Garcia

Dans un programme très varié, le musicien et le chanteur nous ont régalé avec des airs de Mozart et Purcell, mais aussi Barbara et Kosma ! Bref, un programme parfaitement en phase avec la philosophie de Culture déconfiture qui adore mêler le sacré et le profane, la Culture avec un grand “C” et celle avec un petit “cul-“.

La Reprise. Histoire(s) du théâtre (I), de Milo Rau

Ce spectacle a été un véritable choc au Festival d’Avignon. Enfin de passage à Toulouse, il a été à la hauteur de nos attentes. Sans débauche d’effets ni sensationnalisme, Milo Rau propose de reconstituer une tragédie contemporaine et d’interroger à travers elle la fonction du théâtre. Comme dans les pièces antiques, la fable est découpée en 5 actes (ou presque) et nous fait revivre l’engrenage des événements qui, une nuit d’avril 2012, a coûté la vie à Ishane Jarfi dans la banlieue de Liège, assassiné parce qu’il était homosexuel, mais surtout parce qu’il était au mauvais endroit au mauvais moment.

la reprise histoires du theatre

Un spectacle vraiment très fort et terriblement nécessaire !

XYZ ou comment parvenir à ses fins, de Georges Appaix

Quelle émotion en cette fin d’année avec le dernier spectacle de la compagnie La Liseuse. Dernier, dans tous les sens du terme, puisque le chorégraphe Georges Appaix clôture avec XYZ un abécédaire écrit au cours des 35 dernières années.

xyz georges appaix

C’est avec Georges Appaix, entre autres, que j’ai découvert la danse contemporaine il y a plus de vingt ans. Il m’a donné le goût de cet art auquel je n’ai jamais compris grand chose mais qui me prend aux tripes à chaque fois que je vois une pièce ou un ballet.

Forcément, XYZ était empreint d’une émotion très particulière. Merci Monsieur Appaix !

Le Tartuffe, de Molière mis en scène par Guillaume Séverac-Schmitz

J’ai vu deux spectacles de Molière cette année. Le Tartuffe est le premier avec les comédiens en formation de l’AtelierCité. Dynamique, jeune et moderne, cette compagnie éphémère nous fait entendre les mots de Molière de manière très efficace. Voilà un spectacle idéal pour réconcilier les ados avec le théâtre. Pas de contre-sens et une très grand modernité.

Le tartuffe Guillaume Severac Schmitz

Mon bémol : une lecture probablement trop littérale et didactique. Pas assez de vision personnelle, de prise de parti. Pas assez d’ambiguïté. Or, ce que j’aime chez Molière, c’est l’ambivalence des personnages, la lumière dans l’âme des scélérats et le trouble dans celle des héros.

Mais pour une création de jeunes acteurs et un public scolaire, le pari est parfaitement relevé et ce n’est pas aisé de plaire au plus grand nombre, et notamment aux ados, avec un texte aussi exigeant ! Bravo l’AtelierCité !

La flûte enchantée, de Mozart mis en scène par Pierre Rigal

C’est le chorégraphe toulousain Pierre Rigal qui s’est attaqué à ce monument de l’opéra qu’est l’ultime chef-d’oeuvre de Mozart ! Pour une première incursion dans le monde de l’opéra, le projet était riqué. Risqué, mais pourtant réussi !

Pierre Rigal a su apprivoiser toutes les contradictions qui constituent cet opéra totalement foutraque qu’est La flûte enchantée. Et si la Reine de la Nuit n’était pas aussi méchante ? Et si Sarastro n’était pas le grand sage qu’il prétend être ? Et si Papageno était moins ingénu qu’il n’y paraît ?

La flute enchantee - V. Thill (Tamino), M-A Bouchard (3ème Dame), I. Sherazadishvili (2ème Dame), A. Soare (1ère Dame) - crédit Mirco Magliocca
La flûte enchantée – V. Thill (Tamino), M-A Bouchard (3ème Dame), I. Sherazadishvili (2ème Dame), A. Soare (1ère Dame) – crédit Mirco Magliocca

J’ai trouvé cette mise en scène très inventive, au service d’un discours moderne et loin d’être creux. Un spectacle incontournable pour le mois de décembre !

George Dandin, de Molière mis en scène par Michel Fau

À la mise en scène mais aussi dans le premier rôle, Michel Fau s’est entouré d’un groupe d’artistes haut de gamme pour cette nouvelle version de George Dandin. Il s’agit de la deuxième pièce de Molière que j’ai vue cette année et le metteur en scène a clairement mis la barre un cran au-dessus.

Avec 8 musiciens baroques de l’Ensemble Marguerite Louise et quatre chanteurs lyriques, il a recréé la magie du grand divertissement écrit pour Louis XIV.

george_dandin_marcel_hartmann_photographie-10_1400_730r
George Dandin (crédit photo : Marcel Hartmann)

Sur la scène, le grand Philippe Girard lui donne la réplique dans un rôle de vieil aristocrate décati et ridicule. Comédie grinçante ou tragédie grotesque ? Michel Fau a su trouver l’équilibre périlleux pour que la magie opère et que chaque réplique fasse mouche.

La Passe-miroir, tome 2 – Les disparus du Clairdelune, de Christelle Dabos

La suite des Fiancés de l’hiver (dont je vous avais parlé ici) est dans la lignée du premier tome. Le mariage d’Ophélie et de Thorn est imminent, mais des forces anonymes semblent œuvrer pour empêcher cette union. Entre menaces de mort et disparitions inexpliquées, Ophélie a toutes les raisons de prendre ses jambes à son cou… à moins que sa curiosité la retienne dans ce pays figé dans un éternel hiver, car elle brûle d’envie de savoir ce que contient le mystérieux livre en peau humaine du roi Farouk, qu’elle est la seule à pouvoir déchiffrer.

LA PASSE MIROIR TOME 2 LES DISPARUS DU CLAIRDELUNE CHRISTELLE DABOS

Voici un roman pour la jeunesse que vous pouvez mettre entre les mains de vos ados sans problème. Pour une fois, ce n’est ni idiot ni simpliste et même si on n’est pas chez Flaubert ni Proust, ce n’est pas trop mal écrit.

Joyeux Noël ! Histoires à lire au pied du sapin

Gallimard a publié dans sa collection folio une compilation de récits et poèmes sur le thème de Noël. Au sommaire, ça va de Clément Marot à Truman Capote, en passant par Charles Dickens et Anton Tchekhov.

JOYEUX NOEL GALLIMARD FOLIO

Pour ma part, j’ai particulièrement aimé la nouvelle de Sylvain Tesson Les fées et son atmosphère bretonne, et Blaise Cendrars qui nous fait passer Noël sous les tropiques avec son Noël à Rio.

Dans la combi de Thomas Pesquet, de Marion Montaigne

Je vous avais déjà parlé de cette autrice de BD à propos de Riche, pourquoi pas toi ? qui nous faisait faire une incursion dans les ghettos du Gotha. Charlotte nous a parlé ici de l’album consacré à l’astronaute Thomas Pesquet et il faut dire que c’est un ouvrage drôlement documenté.

Avec moult détails et surtout beaucoup d’humour, nous vivons avec Thomas toutes les étapes d’une carrière d’astronaute : les tests de sélection, les années d’entraînement, les missions, les EVA (sorties extravéhiculaires) et les difficiles retours sur Terre.

dans la combi de thomas pesquet marion montaigne avis critique

C’est instructif et très dense, ce n’est pas le genre de BD qui se lit pas d’un trait, mais c’est passionnant !

Billy Wilder et moi, de Jonathan Coe

D’où vient l’étrange manie de Calista de manger du brie de Meaux dès que quelque chose ne tourne plus rond dans sa vie ? Lorsque sa première fille quitte le nid familial et que la deuxième lui apprend qu’elle est enceinte et qu’elle doit avorter, Calista va trouver le réconfort et l’inspiration dans une tartine au fromage.

Pour expliquer d’où lui vient cet étrange réflexe fromager, Calista se replonge dans de vieux souvenirs, alors qu’elle était une jeune fille qui quittait pour la première fois sa Grèce natale pour visiter les Etats-Unis. C’est lors de cet été 1977 qu’elle fit la connaissance de deux célébrités hollywoodiennes sur la côte Ouest : le réalisateur Billy Wilder et son scénariste Iz Diamond. Une rencontre qui changera sa vie puisqu’ils s’apprêtent à partir pour la Grèce sur le tournage de leur dernier film – Fedora – et ont besoin pour cette expédition d’une interprète. Voilà comment s’éveillèrent en Calista deux grandes passions : celle du cinéma et celle du brie de Meaux !

Billy Wilder et moi

Jonathan Coe ressuscite avec talent une époque, la fin des années 70, qui marque le crépuscule d’un âge d’or du cinéma hollywoodien, et l’aube d’une nouvelle génération barbue qui va révolutionner le septième art, Spielberg et Scorsese en tête !

Billy Wilder et moi n’est peut-être pas un roman essentiel, mais c’est un récit vraiment agréable qui nous plonge dans l’atmosphère et l’esprit d’une époque enchantée, celle où de grands génies du septième art tirèrent leur révérence.

Le bout du monde, de Jean-Claude Bastos

Cette pièce est – presque – un seul en scène. Un homme dans un espace vide (une arrière-scène peut-être) se rappelle pourquoi il est là. Il est le gardien du bout du monde. Oui, mais le bout du monde, qu’est-ce que c’est ? Du temps de Jason, c’était la Colchide où il partit conquérir la Toison d’Or. Pour Marco Polo, ce fut au confins de l’Asie. Plus loin encore pour Henri le Navigateur… Bref, le Bout du Monde n’a jamais cessé d’être repoussé. Au vingtième siècle, c’était la Lune. Et aujourd’hui ce serait quoi ? Mars peut-être ?

Même après avoir pris conscience que le bout du monde n’existe pas, impossible de se retirer le concept de l’esprit ! Et si finalement, le meilleur poste pour le gardien du bout du monde, c’était le théâtre, le lieu de tous les possibles, les confins de la fiction ?

le bout du monde jean-Claude bastos

Jean-Claude Bastos, à travers ce monologue, raconte l’histoire de l’humanité et cet élan constant d’aller plus loin que ses prédécesseurs. Un bel hommage aux pouvoirs de la fiction et à la magie du théâtre qui peut concentrer en un seul lieu tous les bouts du monde : la Colchide, la Chine, la Lune, vers l’infini et au-delà !

Moon River, de Fabcaro

On finit la sélection avec une BD de Fabcaro, un auteur dont nous parlons régulièrement sur Culture déconfiture. La dernière fois, c’était pour son roman Le Discours. En 2021, il revient avec Moon River, une enquête totalement absurde sur le plateau de tournage d’un western. Un matin, l’actrice principale Betty Pennway se réveille avec… une bite dessinée au feutre sur la joue !

Qui a commis le crime ? Et pour quel mobile ? Hernie Baxter est mis sur l’affaire.

En parallèle, Fabrice Caro (l’auteur de la BD) s’interroge sur la pertinence d’écrire un album sur un sujet aussi futile qu’une bite dessinée sur une joue. Il répond tour à tour aux inquiétudes de ses filles, des journalistes, de ses amis… Et si Moon River était sa dernière œuvre ?

**********

Et vous, quoi de neuf sur le plan culturel en cette fin d’année ?

Qui a écrit cet article ?

culture déconfiture Julien

Faire la sieste sous les tropiques, parler littérature, théâtre et cinéma, écouter le craquement du glaçon plongé dans l'eau, frissonner avec Lovecraft, planifier des voyages en Italie... J'adore l'esprit rabelaisien, l'accent du sud-ouest et autres futilités de l'existence.

You may also like

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.