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Mai 2024, le bilan culturel

by Julien
Bilan culturel Mai 2024 © Culture déconfiture

Ce mois-ci, les occasions de découvrir de belles choses n’ont pas manqué. Avec trois pièces de théâtre, un opéra rock, un grand concert classique et quelques lectures, on s’en est donné à cœur joie. C’est parti pour le bilan culturel du mois de mai !

spectacle

Tiago Rodrigues (que l’on a tant aimé dans By Heart en début de saison, mais aussi Dans la mesure de l’impossible, Chœur des amants et Catarina et la beauté de tuer des fascistes) était de retour à Toulouse pour sa pièce Antoine et Cléopâtre inspirée de la tragédie de William Shakespeare. Deux comédiens incarnent les amants et racontent leur amour dans un duo lanscinant. Le dispositif est minimaliste, le jeu très dépouillé (et en même temps fort sincère). L’accent léger des acteurs leur donne beaucoup de charme. On comprend aisément que la pièce continue d’être jouée depuis plus de 10 ans.

J’étais ravi d’enfin entendre Tarmo Peltokoski diriger l’Orchestre National du Capitole de Toulouse. Quelle énergie ! Le spectacle Crépuscules romantiques était l’occasion de célébrer les 700 ans des Jeux Floraux et les 50 ans de l’ONCT. Un magnifique double anniversaire, incontestablement !

Tarmo Peltokoski Orchestre National du Capitole de Toulouse ONCT © Romain Alcaraz
Tarmo Peltokoski et l’Orchestre National du Capitole de Toulouse © Romain Alcaraz

J’étais ravi de revoir cette pièce, que j’avais découverte au Théâtre de la Manufacture à Nancy lorsque Julia Vidit l’avait mise en scène en 2015. Ce n’est pas la première fois que Galin Stoev met en scène un texte d’Ivan Viripaev, qui est un peu son auteur contemporain fétiche. Comme souvent, le dramaturge décortique les subtilités du cœur à travers l’histoire de 2 couples qui font le bilan de leurs sentiments à la fin de leur vie. Si vous n’avez pas vu la pièce, vous pouvez également la lire car cela se lit comme un récit polyphonique.

Déjà vu au printemps 2023, j’étais ravi de retourner au Zénith ce mois-ci (en famille, cette fois) pour revoir le magnifique spectacle Starmania, qui cartonne depuis que Thomas Jolly s’en est emparé. Toujours la même émotion devant cet opéra rock. J’ai été ravi de découvrir de nouveaux interprètes pour certains rôles (car des doublures prennent parfois le relais des chanteurs principaux). Bravo à cette grande équipe. Si le spectacle repasse en 2025, on y retourne ?

Starmania Adrien Fruit ziggy
Starmania – Adrien Fruit est Ziggy

Et bim ! Il a fallu attendre la fin de la saison au Théâtre de la Cité pour voir l’un des meilleurs spectacles de la programmation. Stéphane Braunschweig nous fait découvrir un texte norvégien vraiment poignant et presque impossible à résumer. Des personnages se croisent, se racontent des instants de vie, leurs « Jours de joie », pour ne pas oublier qu’il ne faut jamais perdre une occasion savourer les petits bonheurs afin de ne pas couler. « Rah, rah-ah-ah-ah / Roma, roma-ma / Gaga, ooh-la-la / Want your bad romance ». Virginie Colemyn, que j’avais adorée dans Le Songe, est ici magistrale.

Jours de joie arne lygre stéphane Braunschweig
Jours de joie d’Arne Lygre, mis en scène par Stéphane Braunschweig
lecture vignette

Nous commémorions en mai 2024 les 80 ans de la disparition du résistant Raymond Naves à Auschwitz. C’était l’occasion de découvrir sa biographie par Pierre Petremann et en savoir plus sur la Résistance Toulousaine au début des années 1940. Un livre très instructif !

Raymond Naves un humaniste en résistance Pierre Petremann © Culture déconfiture
Raymond Naves, un humaniste en résistance, Pierre Petremann © Culture déconfiture

Après vous avoir souvent parlé de La Visite de la vieille dame, qui est sa pièce de théâtre la plus connue, je me suis plongé dans son roman La Promesse, qui est né d’un scénario de film qu’il avait écrit en 1957 (Ça s’est passé en plein jour). Au début des années 2000, Sean Penn l’a adapté au cinéma dans un film désormais célèbre : The Pledge, avec Jack Nicholson.

La promesse Friedrich Durrenmatt © Culture déconfiture
La Promesse, Friedrich Durrenmatt © Culture déconfiture

Une fois encore, Dürrenmatt explore les parties sombres de l’âme humaine. Un inspecteur sombre lentement dans la folie et le désespoir alors qu’il traque un tueur d’enfant insaisissable. Magistral, comme toujours avec Dürrenmatt.


Et vous, comment avez-vous mis à profit les nombreux ponts du mois de mai ? Qu’avez-vous vu ? Qu’avez-vous lu ?

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Faire la sieste sous les tropiques, parler littérature, théâtre et cinéma, écouter le craquement du glaçon plongé dans l'eau, frissonner avec Lovecraft, planifier des voyages en Italie... J'adore l'esprit rabelaisien, l'accent du sud-ouest et autres futilités de l'existence.

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