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Toulouse en 7 musées

by Julien

Si vous avez la chance de vivre à Toulouse ou de venir passer quelques jours de vacances dans la ville rose, vous pouvez découvrir les nombreux musées de la métropole : il y en a pour tous les goûts ! Voici pour vous notre petite sélection des musées incontournables, mais aussi des adresses à éviter.

 

  1. Le Musée Georges-Labit (17, rue du Japon)

Georges Labit (1862-1899) était un passionné d’art oriental, qui a longtemps collectionné et réuni des objets hétéroclites dans sa villa (l’actuel musée) transformée en bric-à-brac excentrique. Léguée à la ville de Toulouse en 1912, cette maison est devenue un musée incontournable du paysage toulousain qui s’est spécialisé dès les années 1930 dans les arts asiatiques.

En somme, le musée Labit est aux Toulousains ce que le musée Guimet est aux Parisiens : un bout d’Asie ancré en France ! Y déambuler est un régal, d’autant plus qu’il s’agit d’un musée à taille humaine réparti sur deux niveaux seulement. Si le premier étage fait la part belle au Japon, à la Chine ou à l’Inde, le rez-de-chaussée réserve aussi ses surprises avec des collections du Népal et de l’Egypte. On peut même y faire la connaissance d’une somptueuse momie féminine magnifiquement conservée, qui rappellera amoureux de la lecture leurs heures de rêverie dans le Roman de la momie de Gautier. Bref, le musée Georges-Labit est un lieu unique de Toulouse où il faut venir et où l’on n’a de cesse de revenir !

L’originale architecture du musée Georges-Labit

 

  1. Le Musée des Augustins (21, rue de Metz)

Dans le contexte de la Révolution française, le couvent des Augustins est devenu en 1789 un bien de la nation et a donc totalement perdu son caractère sacré pour se transformer in fine en musée des Beaux-arts de Toulouse. Dans les différentes ailes, on découvre tour-à-tour des sculptures anciennes (rondes-bosses, gisants, hauts reliefs…) et des peintures classiques.

Malheureusement, les salons blanc (peintures françaises et italiennes) et vert (petits formats et peinture de genre) ne sont plus accessible depuis ce mois d’octobre car le musée rénove ses verrières qui datent du dix-neuvième siècle et qui ne garantissent plus la sécurité des visiteurs ni la qualité de la conservation des œuvres. Dès février 2018, ce sera au tour du salon rouge de fermer ses portes pendant 18 mois.

Mais il ne faudra pas pour autant bouder le musée des Augustins : le reste des collections restera visible, notamment l’incroyable installation signée du cubain Jorge Pardo qui sublime les chapiteaux romans dans une ambiance à la fois pop et joyeuse.

 

  1. Le Musée des Abattoirs (76, allées Charles de Fitte)

Pendant quelques années, je n’étais pas retourné aux Abattoirs car plusieurs expositions m’avaient déçu. Puis, lors des dernières Journées du Patrimoine, je me suis décidé à remettre les pieds dans ce musée de la rive gauche. Quelle erreur ! Si le lieu était historiquement un abattoir pour animaux, il est désormais un véritable abattoir pour l’esprit humain !

Vous trouverez actuellement au rez-de-chaussée une exposition sur Medellín proposant d’aborder l’histoire récente de la Colombie à travers le regard d’artistes contemporains. Sans surprise, on y retrouve des bites et des gribouillages, ainsi que des projections vidéos vilaines et sans médiation.

Toujours au rez-de-chaussée, vous passerez à côté d’une sculpture d’éléphante qui est censée vous faire réfléchir sur les origines possibles de la vie humaine et animale. On pourra lire sur le cartel : « Empoisonnée lentement, la matriarche se sacrifie lentement afin que son espèce ressente ce que sont les émotions. » Mouais… pour l’émotion en question, on hésite encore entre l’ennui et la consternation.

Au premier étage, des installations numériques interrogent l’impact des mondes virtuels sur l’expérience physique tangible. Gné ? Dans chaque salle, des œuvres vidéo vous soûlent de propos en anglais non sous-titrés… sans doute parce qu’il est bien connu qu’à Toulouse tout le monde est parfaitement bilingue ? ou bien parce qu’aux Abattoirs on n’en a rien à caguer que les visiteurs ne comprennent pas ce qu’on leur montre ?

Que dire du sous-sol du musée ? Des tissus troués, recousus, déchirés, perlés ou boutonnés… et encore des vidéos absconses. On prendrait plus de plaisir à visiter le sous-sol de la maison de Norman Bates dans Psychose… c’est dire ! Quant à moi, je m’écrie avec Gandalf : “Fuyez, pauvres fous !

 

  1. Le Musée du Vieux-Toulouse (7, rue du May)

Il faudra se faufiler dans le dédale du centre-ville pour trouver ce petit musée installé dans un ancien hôtel particulier de la fin de la Renaissance. Les œuvres qui y sont exposées vous raconteront le passé de la ville rose : ses institutions, ses artistes, etc. Sur le plan de la muséographie, on est un peu dans une conception vieillissante, mais il est certainement difficile de s’adapter à la petitesse des pièces en enfilade qui constituent ce musée. A Culture déconfiture, on l’aime bien justement parce qu’il est un peu désuet et poussiéreux, et que pour le coup il tient entièrement sa promesse de nous faire voyager dans le temps !

 

  1. Le Muséum d’Histoire Naturelle (35, allées Jules Guesdes – Entrée par le Jardin des Plantes)

Rouvert en 2008, le Muséum de Toulouse a connu un incroyable lifting au début du vingt-et-unième siècle qui l’a fait rentrer dans le nouveau millénaire ! Les galeries consacrées aux squelettes, aux animaux et à la planète sont plus somptueuses les unes que les autres. Le Muséum remplit sa mission à merveille et sensibilise ses visiteurs aux questions du vivant avec brio.

Lors des dernières Journées du Patrimoine, les Toulousains ont même eu la chance de rencontrer des taxidermistes du musée qui ont expliqué leur métier pas à pas : des rencontres exceptionnelles et tout simplement passionnantes. Pour ceux qui n’aiment pas les centres d’art traditionnel, celui-ci devrait vous réconcilier avec le mot « musée » !

Le magnifique hall du muséum de Toulouse

 

  1. Le MATOU (58, allées Charles de Fitte)

Un anagramme félin pour le Musée de l’Affiche, voilà qui a de quoi intriguer… Avec ses expositions d’affiches ou de cartes postales, ce minuscule lieu est un écrin parfait pour découvrir des artistes ayant œuvré dans la publicité ou le tourisme. L’expo Broders dont nous parlions récemment avec Charlotte est un parfait exemple de ce que propose le MATOU, et on en ronronne encore de plaisir en y repensant.

 

  1. Le Musée de la Résistance et de la Déportation (52, allée des Demoiselles)

Cet endroit est le lieu de la préservation et de la transmission de la mémoire des années 40, et il a accueilli ces dernières années de nombreux témoins ou figures de la Résistance, tels que Stéphane Hessel, Jorge Semprun ou Raymond Aubrac… Fondé à l’initiative d’anciens résistants et déportés en 1974, ce musée est aujourd’hui un espace privilégié pour aller à la rencontre de l’Histoire et redonner son sens au mot « citoyenneté ». Il est essentiel d’aller à la découverte des objets conservés ici, auxquels le musée donne la parole à travers de nombreux panneaux très bien faits.

Ce musée est également l’un des lieux incontournables du Concours de la Résistance, mais ça vous l’aviez certainement deviné !

 

Notre liste de musées n’est certainement pas exhaustive, mais vous donne un petit aperçu des trésors dont regorge la ville de Toulouse. Alors quel musée irez-vous visiter lors de votre prochain séjour dans la ville rose ?

Qui a écrit cet article ?

culture déconfiture Julien

Faire la sieste sous les tropiques, parler littérature, théâtre et cinéma, écouter le craquement du glaçon plongé dans l'eau, frissonner avec Lovecraft, planifier des voyages en Italie... J'adore l'esprit rabelaisien, l'accent du sud-ouest et autres futilités de l'existence.

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3 comments

Allychachoo 20 octobre 2017 - 19 h 09 min

Et comme toujours, on aime ton avis tout à fait mesuré sur l’art contemporain Julien ^^ Je tiens à préciser à nos chers lecteurs de Culture déconfiture que ce n’est pas pour autant que les Abattoirs ne valent pas le détour, chacun sa sensibilité !

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Julien 20 octobre 2017 - 19 h 30 min

Tout à fait Charlotte, et c’est d’ailleurs pourquoi le musée des Abattoirs figure dans la sélection. Après tout, il en faut pour tous les (dé)goûts.

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Allychachoo 20 octobre 2017 - 21 h 59 min

(et clairement à Culture déconfiture on a besoin d’accompagnement et de médiation pour approcher l’art contemporain, moi aussi c’est assez souvent un peu… WTF mon avis… ^^)

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