Home À visiter Capitale(s), l’expo Street Art de l’Hôtel de Ville de Paris ferme ses portes

Capitale(s), l’expo Street Art de l’Hôtel de Ville de Paris ferme ses portes

by Julien
Capitale(s) Street art Hotel de Ville Paris © Culture déconfiture

Depuis quelques années, le street art a enfin obtenu ses lettres ne noblesse et est reconnu dans les milieux artistiques, aussi bien par les esthètes que par le public populaire. L’Hôtel de Ville de Paris a donc offert une grande vitrine aux street artistes avec l’exposition Capitale(s) consacrée à l’art urbain. J’ai profité d’un récent séjour à Paris pour aller voir cette exposition gartuite et passionnante.

Des œuvres et une ville capitale(s)

Blek le Rat, Jef Aérosol, Psyckoze, Nasty, Futura 2000, A-One, Kashink, JonOne, André, Zevs, Invader, Banksy, C215, JR, Obey, Fafi, Miss.Tic… tous ces noms ne vous sont peut-être pas inconnus. Ce sont les artistes – ou plutôt les pseudonymes des artistes – qui ont habillé les rues de Paris avec leurs collages et leur peinture depuis près de 60 ans. Certains sont devenus particulièrement identifiables.

Si je vous dis « un petit extraterrestre en mosaïque coloré et pixélisé », vous répondez aussitôt « Invader ».

Un smiley avec un œil en forme de croix ? C’est André bien sûr !

Une nymphette-bimbo-lolita ? C’est signé Fafi !

Capitale(s) Street art Hotel de Ville Paris © Culture déconfiture
« Tu as en toi le pouvoir de dire non, pour ton bien » – Kashink © Culture déconfiture

Chaque street artiste a sa patte, sa signature. Leur renommée est désormais suffisamment grande pour qu’on les (re)connaisse dans tous les coins du globe. Même quand leur identité réelle est encore un mystère ou fait débat (comme Banksy), leurs œuvres parlent pour eux. C’est d’ailleurs ce que j’adore dans le street art : l’œuvre passe avant l’artiste.

Déambulation dans les œuvres les plus emblématiques des dernières décennies

L’Hôtel de ville de Paris nous propose une véritable déambulation pour revivre les grandes heures du street art, des années 80 à nos jours. Les œuvres les plus célèbres sont ainsi mises en lumière pour être redécouvertes.

Capitale(s) Street art Hotel de Ville Paris © Culture déconfiture
Un procès verbal dressé par la RATP à l’encontre d’un street artiste © Culture déconfiture

J’ai beaucoup aimé la première partie de l’exposition, qui nous rappelle le caractère souvent illégal de cette forme d’art. On peut ainsi lire différents procès verbaux adressés aux artistes avec les sanctions ou amendes correspondantes.

Petit coup de projecteur sur quelques street artistes

Nasty et Slice

Capitale(s) Street art Hotel de Ville Paris Nasty et Slice © Culture déconfiture
Pancarte de métro taguée par Nasty et Slice en 2000 © Culture déconfiture

Futura 2000

Né en 1955 à New-York, il a accompagné en 1981 le groupe The Clash pendant leur tournée pour peindre pendant leurs concerts. Il est l’un des premiers artistes à être passés des graffitis dans le métro aux toiles exposées dans les galeries.

Capitale(s) Street art Hotel de Ville Paris Futura 2000 © Culture déconfiture
Futura 2000 © Culture déconfiture

Zevs (prononcé Zeus)

Connu depuis les années 1990 pour diverses œuvres d’art urbain dans les grandes capitales du monde entier, Zevs interroge l’espace public, l’art et le rapport de l’art au consumérisme. Son nom peut paraître pompeux, mais il l’a choisi en référence au nom du RER A « ZEUS » qui faillit l’écraser en 1992 alors qu’il réalisait un graffiti. En 1999, il crée avec Invader le collectif @nonymous, délaissant dès lors le graffiti traditionnel pour un travail plus conceptuel.

Capitale(s) Street art Hotel de Ville Paris Zevs © Culture déconfiture
Ombre électrique, feu rouge – Zevs © Culture déconfiture

Invader

On ne présente plus Invader. Quelle que soit la ville dans laquelle vous habitez, je suis sûr que vous êtes déjà tombé sur ses petites mosaïques d’extraterrestres. L’exposition Capitale(s) propose même une carte de Paris pour géolocaliser toutes ses œuvres.

Capitale(s) Street art Hotel de Ville Paris Invader © Culture déconfiture
Cartographie des œuvres d’Invader à Paris © Culture déconfiture

C215

Je vous ai déjà parlé de cet artiste auquel j’ai même consacré un article complet le mois dernier, puisque le Castelet à Toulouse le met à l’honneur dans une exposition sur le monde carcéral. Ses graffitis sont également visibles dans toute la ville rose (lorsque les services de propreté de la métropole ne les effacent pas en les confondant avec du vandalisme). On peut voir dans l’expo Capitale(s) l’une des boîtes aux lettres graffée à l’effigie de Simone Veil.

L'exposition Périscope C215 au Castelet © Culture déconfiture
L’exposition Périscope de C215