On profite du fait que le mois de janvier ne soit pas encore tout à fait fini pour vous souhaiter – sur le fil du rasoir – une excellente année 2026. Ici, on n’a pas perdu les bonnes habitudes et l’année a commencé comme il se doit avec du théâtre, de la musique et de la lecture. C’est parti pour le premier bilan culturel de 2026.
L’illusion comique, de Corneille par le Groupe BADINGER
Après nous avoir séduits avec Le Tartuffe en 2021 puis nous avoir proposé Le Grognement de la Voie Lactée en 2023, l’ex-Atelier Cité devenu Groupe BADINGER a présenté ce mois-ci son premier spectacle en tant que nouvelle compagnie : l’adaptation de L’Illusion Comique de Corneille. Ce projet fait suite à une proposition plus légère en octobre dernier (L’Illusion Tonique) qui nous avait bien plu. Comme à leur habitude, ils donnent une vision vivante, foutraque et sautillante de la comédie classique, quitte à s’émanciper parfois du verbe cornélien pour un langage plus contemporain. Une fois encore, le projet fonctionne bien avec les ados (ce qui n’est pas toujours gagné quand on tente de leur faire aimer le théâtre – et en particulier le « classique »).
Là, de Baro d’evel
Déjà vu en 2022, le spectacle Là procure toujours le même effet enchanteur. Quelle joie de retrouver le corbeau-pie Gus et ses deux humains, dans cette version remaniée, ou plutôt « augmentée » puisque l’accompagnement musical se fait désormais en live avec la présence dans la fosse de l’Orchestre de Chambre de Toulouse.
Le Jeu du Boulevard, par l’Atelier de la Gare
La nouvelle édition du festival Théâtres d’Hivers s’est ouverte le mardi 27 janvier à l’Espace Henri-Desbals de Toulouse, et l’Atelier de la Gare a été sollicité pour cet événement, en tant que « coup de cœur » de l’édition 2025. Parce que le théâtre amateur a sa place aussi dans le paysage culturel toulousain !
La Passagère, de Mieczysław Weinberg par Johannes Reitmeier
La création de La Passagère n’est pas anecdotique : c’est une première française. Il y a tant à dire sur cette œuvre, en passe de devenir un classique de l’opéra contemporain. Raconter la Shoah sur une scène – en musique qui plus est – était une véritable gageure. Mais le pari a été tenu et le public a été touché par cette proposition intelligente qui rend un hommage fort aux victimes. On vous en dit plus dans l’article consacré à ce spectacle.

Lettres musicales, de La Grande Sophie
Je ne connaissais pas bien La Grande Sophie. Quelques refrains et puis c’est tout. Parmi les artistes féminines qui ont émergé au début des années 2000, j’étais plutôt dans la team de Camille et de Rosemary Standley. Mais j’ai eu l’occasion d’aller voir ses Lettres musicales ce mois-ci, spectacle entre théâtre et concert où elle revient sur 30 ans de carrière – avec ses hauts et ses bas – et son amour irrationnel pour Catherine Deneuve. Forcément, l’exercice m’a rappelé la récente proposition scénique de Stefan Eicher dont je vous avais parlé ici. Et ce spectacle a été l’occasion aussi de me procurer son livre Tous les jours, Suzanne dont je vous parlerai peut-être bientôt.
Twin Peaks – Le dossier final, de Mark Frost
Cela n’a pas pu vous échapper, David Lynch – et plus particulièrement la série Twin Peaks – avait la côte ce mois-ci. La rediffusion de l’intégralité des épisodes sur Arte n’est probablement pas étrangère à cette frénésie. Et comme Twin Peaks est ma série préférée ever, je n’ai pas pu manquer l’occasion de la regarder une fois encore (quatrième visionnage des saisons 1 & 2, deuxième visionnage de la saison 3 qui est plus récente). Mais le plaisir de revenir à Twin Peaks m’a aussi donné envie de relire Le dossier final de Mark Frost et de me plonger dans Le Journal secret de Laura Palmer de Jennifer Lynch dont – promis – je vous parlerai très bientôt. Parce que oui, Twin Peaks n’est pas qu’une série, c’est une nébuleuse dont les mystères ne peuvent être résolus qu’à condition d’aller aussi chercher dans le film et dans les livres qui complètent l’histoire… Un régal !
Et vous, qu’avez-vous vu et lu pour bien commencer l’année 2026 ?





