Et si la personne la plus dangereuse de votre immeuble était aussi la plus serviable ? C’est tout le principe de la série La voisine danoise, une comédie d’espionnage islandaise aussi grinçante que réjouissante, en ce moment sur Arte.
Au cœur du récit : une ancienne agente des services secrets danois qui vient s’installer dans un petit immeuble de Reykjavik. Nouvelle ville, nouvelle vie… du moins en apparence. Car lorsqu’on a passé des années à résoudre des situations explosives, difficile de se contenter d’une existence tranquille.
La voisine danoise et les petits drames du voisinage
Très vite, la nouvelle venue s’intéresse aux affaires de ses voisins. Conflits domestiques, secrets embarrassants, tensions de palier… rien ne lui échappe. Et surtout, elle ne peut pas s’empêcher d’intervenir. Mais ses méthodes sont loin d’être celles d’une simple voisine bienveillante. Filatures improvisées, manipulations, stratégies dignes des services secrets : les petits problèmes du quotidien prennent soudain des proportions inattendues. Et c’est ce qui est particulièrement jouissif !
Si ce scénario vous rappelle vaguement le film Red (Retired Extremely Dangerous), ce n’est pas étonnant : il y a quelques points communs dans le parcours de l’héroïne. Mais la ressemblance s’arrête là.
Ce qui fait tout le sel de La Voisine danoise, c’est ce mélange étonnant entre comédie d’espionnage et satire sociale. La série s’amuse à observer les hypocrisies du voisinage, les entorses au vivre-ensemble, les faux-semblants et les petites lâchetés ordinaires. Face à ce microcosme, l’héroïne applique son propre sens de la justice. Souvent radical. Parfois excessif. Mais toujours jubilatoire.
Une héroïne irrésistible
J’adore voir des fictions dans lesquelles je ne connais pas les comédiens, alors avec cette série islandaise, autant dire que c’est le jackpot. Son héroïne est incarnée par Trine Dyrholm, réputée au Danemark mais quasi inconnue sur nos écrans. Il en va de même pour tout le casting islandais de la série. C’est ce que j’avais aussi apprécié récemment avec la série Pluribus. Pour moi qui est horreur des « têtes d’affiche », c’est idéal !
Le résultat : une série vive, mordante et délicieusement amorale, où le quotidien devient un terrain de jeu pour une agente à la retraite qui n’a manifestement rien perdu de ses réflexes.

