Voilà, c’est fini ! Pour certains, l’attente a été longue. Personnellement, je n’étais pas impatient de retrouver l’équipe de Stranger Things tant les saisons précédentes m’avaient fait osciller entre plaisir et déception… Mais finalement, comme beaucoup d’entre vous, ma fin d’année a été rythmée par la sortie en 3 temps de la saison 5. Alors, a-t-on eu toutes les réponses que l’on attendait lors de cette ultime saison ?
Évidemment, si vous n’avez pas encore vu la série et que vous ne voulez pas de spoil, ne lisez pas la suite de l’article… mais bon, vous êtes grands, vous vous gérez tout seuls !
Ma réconciliation avec Stranger Things
J’ai adoré la saison 5. Elle m’a vraiment réconcilié avec les saisons précédentes qui m’avaient parfois déçu. Contrairement à Charlotte, je n’avais pas fait de pronostic particulier sur la fin de la série, et encore moins sur qui allait mourir et qui allait survivre. Parce que dans le fond, je ne suis pas du tout client des scénarios qui sacrifient des personnages juste pour créer de l’émotion ou de la tension (à moins que cela soit très bien fait et réellement inattendu, comme dans les 3 premières saisons de Game of Thrones).
Contrairement aux spectateurs qui ont préféré la première partie à la deuxième, je dois dire que j’ai trouvé l’intégralité de la cinquième saison plutôt égale. Sans avoir révisé ce qui s’était passé dans les saisons d’avant, je m’y suis plutôt bien retrouvé niveau intrigue et personnages. Et puis il y a eu des temps forts que l’on attendait depuis longtemps et que les scénaristes ont su intégrer intelligemment : que ce soit un affrontement épique avec le flagelleur mental (pour l’action), l’évasion de Max de l’esprit de Vecna (pour le suspense) ou bien le coming out de Will (pour l’émotion).
Pour moi, l’épisode final – qui dure tout de même plus de 2 heures – est vraiment très réussi. Aucun temps mort, des flashbacks émouvants (revoir les gamins tels qu’ils étaient dans la saison 1, c’est quand même touchant, surtout l’évolution de la relation entre Mike et Eleven), et un vrai long épilogue qui prend le temps de fixer le sort et le destin de tous les personnages sans rien bâcler.
Bien sûr, je considère la série pour ce qu’elle est. Je n’ai jamais trouvé que Stranger Things était quelque chose de génial et que les frères Duffer avaient inventé quelque chose de vraiment original. Donc cette ultime saison m’a plu à la hauteur de ce que j’en attendais, c’est-à-dire pas grand chose. Et en ce sens, j’ai totalement été embarqué.
Une véritable récit d’apprentissage ?
Je dois dire que cette histoire de gamins qui combattent le mal sous sa forme la plus monstrueuse m’a souvent fait penser à Stephen King, et en particulier à Ça. Les monstres les plus terrifiants sont les peurs enfouies en nous-mêmes, et la manière dont Will s’en libère est particulièrement touchante. L’épisode 7 décrit parfaitement bien la peur viscérale d’être rejeté pour ce que l’on est, et comment certains s’en servent pour vous faire du mal. Sachant que la série se déroule dans les années 80, on imagine facilement comment la peur que son homosexualité soit révélée au grand jour pouvait être exacerbée puissance 10. Mais au-delà du ressort scénaristique que représente la scène du coming out de Will, ce passage est surtout l’occasion de faire ce que je préfère dans les séries de science-fiction ou de fantaisie : amener les spectateurs à réfléchir sur des sujets qui les concernent réellement… parce que bon, on n’est pas amené tous les quatre matins à affronter un démogorgon, en revanche, vaincre ses propres peurs ou rassurer ses amis sur le fait qu’on les aimera quelle que soit la vie qu’ils mèneront, c’est vital !
J’ai d’ailleurs vu sur plusieurs réseaux sociaux que cette scène a pas mal crispé tous les anti-wokes de la planète. Et ça, j’adore ! Alors juste pour voir les criser encore plus souvent, j’espère que cet épisode inspirera plein de scénaristes pour qu’on voie encore plus de scènes dans ce genre dans toutes les sagas grand public.
La saison 5 m’a entièrement réconcilié avec Stranger Things. Alors oui, certains vont chouiner parce qu’ils n’aiment pas les happy ends, mais ce n’est pas mon cas. Même la manière ambiguë dont est résolu le sort d’Eleven m’a satisfait. Et pour la première fois, j’ai trouvé que Millie Bobby Brown jouait mieux qu’une planche de bois (ce qui n’était pas gagné vu le niveau de ses performances cinématographiques et télévisuelles de ces dernières années).
Et vous, avez-vous été déçus ou satisfaits par ce dénouement ?
Qui a écrit cet article ?
Faire la sieste sous les tropiques, parler littérature, théâtre et cinéma, écouter le craquement du glaçon plongé dans l'eau, frissonner avec Lovecraft, planifier des voyages en Italie... J'adore l'esprit rabelaisien, l'accent du sud-ouest et autres futilités de l'existence.

























