En grande fan du Marsupilami, dont les BD ont bercé mon enfance et traînent toujours dans les mains de mes enfants, je ne pouvais pas rater cette nouvelle adaptation en film du Marsupilami. C’est donc en famille que nous sommes allés découvrir les aventures de la créature jaune à longue queue au cinéma.
Le Marsupilami, au cœur d’une croisière agitée
L’intrigue nous plonge dans le quotidien de David (Philippe Lacheau), employé dans un zoo, dont la vie de famille ne ressemble pas franchement à ce qu’il espérait. Suite à un énorme imbroglio, il se retrouve obligé de convoyer un mystérieux colis depuis la Palombie. Pour passer inaperçu, quoi de mieux que de jouer les touristes en mode « famille recomposée » ? Il embarque donc sur un immense paquebot de croisière avec son ex-femme Tess et leur fils Léo. Mais aussi son collègue Stéphane, à qui il entend faire jouer un rôle très particulier malgré lui. Évidemment, le plan déraille….
Philippe Lacheau et sa bande à Fifi ont décidé de jouer le décalage et d’emmener le Marsupilami en balade. L’emblème de la Palombie est ainsi sorti de sa jungle habituelle pour le parachuter dans le luxe d’une croisière. Un lieu qui offre un véritable à un scénario d’une efficacité redoutable ! Dans ce huis clos flottant, les situations absurdes s’enchaînent. Entre David qui tente vainement de sauver les meubles et Stéphane qui enchaîne les boulettes, le film passe la seconde et ne nous laisse plus aucun répit. C’est une véritable course contre la montre sur l’océan qui nous tient en haleine jusqu’au bout.
Rire à gogo pour ce film Marsupilami
S’il y a bien une chose qu’on ne peut pas enlever à ce film Marsupilami, c’est son efficacité comique redoutable. J’ai été frappée par la multiplication des apparitions de têtes connues ; c’est un défilé de guests qui s’intègrent parfaitement à l’histoire et qui ajoutent à chaque fois une petite étincelle de drôlerie. Mais surtout, quel plaisir de rire de bon cœur ! Si toute la famille a passé un super moment, de mon côté, j’ai littéralement pleuré de rire. Cela faisait une éternité que je n’avais pas ressenti un tel lâcher-prise dans une salle de cinéma, au point de finir en larmes sur certaines séquences qui poussent le bouchon très loin.
Le film réussit ce tour de force de plaire à tout le monde tout en proposant plusieurs niveaux de lecture. Mes enfants se sont régalés avec les bêtises du bébé Marsupilami (qui est vraiment trop mims et hyper bien réalisé!) alors que moi, je me délectais des blagues au millième degré. L’ultime poursuite du film est d’ailleurs déjà iconique pour moi : c’est un pur moment de génie comique où l’on ne reprend jamais son souffle, j’en ai ri comme une baleine. On sort de là avec une pêche d’enfer, heureux d’avoir partagé un vrai moment de comédie populaire, généreuse et terriblement drôle, avec une touche de tendresse.
Un casting aux petits oignons
La réussite de ce film repose aussi énormément sur sa galerie de personnages. Mais j’ai mes coups de cœur… Julien Arruti est tout simplement hilarant dans le rôle du peu futé Stéphane. Sa dynamique avec Philippe Lacheau (David) fonctionne à merveille et il encaisse les tuiles avec une drôlerie irrésistible. Mais que dire d’Alban Ivanov ? Dans son rôle de douanier, il est absolument génial. A lui les grosses vannes aux ficelles lourdingues, et ça, j’aime. Le non sens de son personnage face au chaos ambiant, c’est pépite.
Et quel bonheur retrouver Jamel Debbouze. Il reprend son rôle culte de Pablito, qu’on avait tant aimé dans Sur la piste du Marsupilami (cette merveille signée Alain Chabat). Le voir s’inviter dans l’univers de la bande à Fifi apporte une caution “comédie culte” qui fait mouche à tous les coups. Au-delà des gags, on sent une vraie complicité entre les acteurs qui rend ce sauvetage de notre petite bête jaune d’autant plus attachant. Mais alors, la cerise sur le gâteau… c’est pour moi l’apparition de Didier Bourdon ! Pas de spoil. Mais c’est mythique !
Vous l’aurez compris, je vous recommande chaudement le film Marsupilami, à voir en famille mais aussi tout seul si vous voulez vous payer une bonne tranche de rire.
Je vais d’ailleurs faire un aveu qui me coûte, moi la fan inconditionnelle d’Alain Chabat et de l’esprit des Nuls… Je me demande si cette version ne se hisse pas presque au premier film… C’est vous dire !



